Bons baisers d'ici, de là et d'ailleurs

08 mai 2012

Shaka Ponk : A écouter d’urgence !

Gros coup de cœur pour le groupe Shaka Ponk et son électro-rock métissé. Un truc survitaminé à prescrire quand la mauvaise routine s’installe.

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Cinq musiciens, une chanteuse qui envoie du gros bois et un singe virtuel lubrique, c’est Shaka Ponk, le groupe français qui a sauvé les dernières “Victoires de la musique“ de la léthargie. Quand un tel groupe émerge et fait le buzz on s’empresse de dire que voilà, ça y est, le renouveau du rock français est annoncé. Sauf que SHK PNK s’inscrit dans la continuité d’une scène rock hexagonale bien présente et bien marquée, créative et décomplexée. Il suffit d’être curieux et écouter autre chose que NRJ pour débusquer les pépites.

Mais ne nous leurrons pas. Shaka Ponk, qui existe depuis 12 ans, a du s’exporter à Berlin pour émerger, trouver un producteur, un label et ses premiers vrais concerts. En France, Radio Neo et Ouïe FM poussent le groupe sur la bande FM alternative et en 2010 plus personne n’ignore le talent scénique de Shaka Ponk après leur passage aux Victoires.

Pourquoi j’adore Shaka Ponk ? Parce que leur musique est bourrée d’une énergie positive, parce que leurs paroles sont très sensées, parce que de Berlin ils ont saisi le meilleur et l’insufflent dans leurs lyrics : respect de l’autre, de l’environnement, conscience générale, cosmopolitisme. Leur musique est parfaitement insaisissable, impossible à ranger dans une case ou bien à dispatcher dans plusieurs : hip-hop, électro, rock, punk, métal, funk… Idem pour la langue avec de perpétuels grands écarts entre anglais, espagnol, espéranto et parfois français.

De toute manière, un groupe qui a le bon goût d’inviter Bertrand Cantat pour un titre (Palabra mi amor) sur son dernier album (The Geeks and the Jerkin' Socks) ne peut pas être mauvais.

Plus efficace que mon blabla pour vous convaincre de l’intérêt qu’il y a à tendre l’oreille à Shaka Ponk, ici deux liens vers deux vidéos.

L’indispensable Palabra mi amor et My name is stain qu’on commence à entendre en radio. Et puis, il y a la sublime Samaha Sam…

Enjoy !

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01 mars 2012

Hier, c’était Leap day

Les années bissextiles, le 29 février c’est “leap day“ dans le monde anglo-saxon. Un jour spécial, riche de légendes et de traditions toujours en vigueur.

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Leap Day, soit,  le jour du saut. Un jour pas comme les autres que certaines femmes anglo-saxonnes attendent avec impatience tous les quatre ans. C’est, en effet, le seul jour où elles sont autorisées à demander leur partenaire en mariage.

Evidemment, ce n’est que tradition d’un autre temps, les femmes modernes n’hésitant plus à déclarer leur flamme à tout moment, sans attendre le jour consacré.

Mais les anglo-saxons sont très attachés aux traditions qui leur offrent de bonnes occasions pour des fêtes ou célébrations décalées.

La tradition du Leap Day vient d’Irlande et remonte au Ve siècle. Selon la légende, Sainte Brigitte s’est un jour plainte à Saint Patrick du fait que ce sont toujours les hommes qui demandent les femmes en mariage, et que, même pétries d’amour et le démontrant ostensiblement, elle doivent attendre que monsieur fasse sa déclaration. Saint Patrick convint du grotesque de la situation et décida d’accorder aux femmes la faveur de la déclaration en mariage… le 29 février, soit tous les quatre ans.

Une autre légende, anglaise celle-là, dit que la loi anglaise ne reconnaissant pas le 29 février comme jour légal, les anglaises le choisirent pour inverser les rôles et en profiter pour demander leur amoureux en mariage. A noter que l’inversement des rôles s’arrête à cette déclaration.

Quand une femme fait sa déclaration le Leap Day l’homme n’a pas intérêt à faire le mariole, ça risque de lui coûter cher, au sens propre du terme. S’il refuse la proposition, il acquitter une amende auprès de l’éconduite, qui se négocie soit par l’achat d’une robe, soit en espèces sonnantes et trébuchantes. Dans certains autres pays, le refus était sanctionné par l’achat de douze paires de gants (une par mois de l’année) afin que la femme puisse cacher ses mains et son embarras de ne pas pouvoir afficher une bague de fiançailles.

Tout cela peut paraître bien anecdotique, mais hier, on n’entendait parler que de ça sur certains canaux de la BBC.



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28 février 2012

De la vraie fonction de la bière

On s’imagine que la plupart des gens boivent de la bière juste pour passer le temps, pour faire quelque chose de leurs mains pendant qu’ils parlent. Il y en a d’autres qui écluseraient des litres de binouze pour entretenir la tuyauterie, des reins à la prostate en passant par… Vous m’avez compris. Il y a aussi ceux qui en boivent pour oublier qu'ils sont alcooliques.

D’autres encore en torchent des hectolitres les jours de match parce que, mine de rien, même télévisé, le sport ça déshydrate sévèrement et il ne faut pas jouer avec ça.

Mais la vraie fonction de la bière, je l’ai trouvée en Angleterre avec cette vieille publicité qui, d'ailleurs, me rappelle une blague de Coluche du même tonneau. Légère comme la mousse de la bière, donc…


Beer

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27 février 2012

Spécial copinage : La BD, c'est le bagne

Stéphane Blanco et Laurent Perrin viennent de sortir leur première BD. “Aux îles, point de salut“, ça s’appelle. Une belle aventure à plusieurs niveaux. Et je ne vous en parle pas seulement parce que Stéphane est un poto de longue date et Laurent un mec adorable, bourré de talent.

 salut

Le hasard fait parfois bien les choses, dit-on. Là, il les a sacrément bien faites. Il a permis la rencontre de Stéphane Blanco, prof de maths/cerfs-voliste et de Laurent Perrin, tailleur de pierre, musicien et dessinateur. Les deux habitent Melle (79), l’un est venu chez l’autre pour un petit job à propos d’une fenêtre. C’est autour d’une bière, lors d’un conciliabule de chantier que les deux se sont découvert la même envie de BD. Stéphane a un scénario dans les tiroirs, Laurent une grosse envie de dessins en cases.

Blanco dit banco, Perrin n’en pense pas moins.

Commence le travail conjoint autour d’une histoire qui commence à l’île de Ré, ça se termine aux îles du Salut, en Guyane. Une histoire en partie vraie, en partie vécue, très documentée, tout juste romancée. Une histoire qui parle du bagne, du jamais fait encore dans l’univers de la BD.

Et puis, une autre rencontre fortuite vient tout remettre en question. A Niort, Stéphane fait la connaissance de Paulette, fille et femme de gardien du bagne. Elle a passé trente-cinq ans de sa vie en Guyane et raconte à Stéphane une autre vision de la vie au bagne. Du vécu on ne peut plus… vécu.

Alors que Laurent planche sur les planches, Stéphane re scénarise son scénario.

De l’histoire de Paulette, de ses lectures sur le bagne et de sa connaissance de la Guyane où il a enseigné cinq ans durant, Stéphane tire une belle histoire fort émouvante, que Laurent met superbement en images et en couleurs.

Il leur faudra un an et demi pour trouver l’éditeur qui publiera le premier des trois tomes prévus. Ce sera Caraïbéditions, un contact positif décroché au festival de la BD d’Angoulême en 2010. Affaire conclue, “Aux îles, point de salut“ est sorti le 17 décembre 2011, juste avant Noël. Très bon timing !

Maintenant que la fièvre de la BD les a gagnée, il va être difficile d’arrêter ces deux là. Tant mieux et tant pis pour tous ces éditeurs qui ont snobé leur bébé quand ils leur ont présenté.

A découvrir de toute urgence et à acheter dans toutes les bonnes crêmeries.


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Aytré réclame les mêmes faveurs

Alors que Châtelaillon, Yves, et maintenant Fouras, voient leurs zones noires levées, Aytré et Angoulins, qui ont, elles aussi, beaucoup souffert du passage de la tempête Xynthia restent empêtrées dans des situations inextricables. La colère de Suzanne Tallard, maire PS d’Aytré, est de la même couleur que la zone qu’elle devra encore se coltiner quelques temps : noire ! Entretien…

 

Inondations Aytré

 Aytré et sa rue de la plage ont été sévèrement touchées par la tempête Xynthia

On fête le deuxième anniversaire du passage de la tempête Xynthia. Vos voisins voient leurs zones noires levées, mais pas vous à Aytré…

Suzanne Tallard : C’est un profond sentiment d’injustice qui se perpétue à Aytré qui a été très frappée. Les zones noires sont révisées ailleurs, mais pas à Aytré. Ceci dit, j’ai quand même la lucidité de voir que la situation n’est pas la même, mais il y a des problèmes qui demeurent qui ne sont pas traités. Ce que je remarque, c’est que le député Léonard défend avec beaucoup d’acharnement ses dossiers, c’est-à-dire Châtelaillon, Yves, Fouras et l’île d’Aix, mais oublie qu’il est député d’une circonscription sur laquelle plusieurs communes ont été sinistrées. Dans cette affaire, je demande le même acharnement, la même détermination.

 

N’y a t-il pas eu contact entre vous et lui, n’avez-vous pas travaillé ensembles sur le dossier de vos zones noires ?

Suzanne Tallard : Pour se justifier, monsieur Léonard dit des contre vérités ou des perfidies. L’une est de dire qu’il m’a proposé de rejoindre son PAPI* et qu’il attendrait toujours ma réponse, ce qui est faux. Il a lancé son PAPI en menant son élaboration à marche forcée parce qu’il savait très bien que les premiers dossiers déposés auraient plus de chance d’obtenir les financements de l’Etat, qui sont très importants, pour les protections du littoral. 40 % de financement, c’est pas rien ! Et comme il est membre de la Commission nationale de labellisation des PAPI, il est très bien placé pour être très bien servi.

Au cours de l’été 2011, alors que le PAPI de Châtelaillon et Yves était très avancé, il m’a invité à venir le voir pour me dire qu’il serait bien que je fasse un PAPI avec Angoulins. Il se trouve qu’à ce moment-là, la CdA de La Rochelle avait décidé de lancer une étude PAPI sur tout son littoral, de Charron à Angoulins. Cette invitation à ce que Aytré fasse son PAPI c’était vraiment pour se prémunir d’éventuelles futures critiques.

 

Vous avez parlé de perfidie…

Suzanne Tallard : Oui, il a dit que j’étais partie en vacances aux Etats-Unis juste après la tempête. Or, Monsieur Léonard sait très bien que je suis partie un mois après la tempête, et que je ne partais pas en vacances, mais rejoindre ma fille pour des raisons familiales. Donc la polémique continue…

 

En quoi la situation d’Aytré est-elle différente de celles de Châtelaillon, Yves ou Fouras ?

Suzanne Tallard : A Aytré, il y a des dossiers qui ne sont pas traités. Par exemple, vous savez que la plupart des maisons en zone noire ont été vendues à l’Etat par leurs propriétaires. Mais il y a, entre ces maisons, des terrains nus qui ont été achetés par des gens qui souhaitaient faire construire. Or, ces terrains devenus inconstructibles ne seront pas indemnisés par l’Etat. On a donc des propriétaires qui remboursent des prêts pour des terrains dont ils ne feront rien. Ils voient, de par et d’autre, des maisons achetées à bon prix par l’Etat - et ça, personne ne s’en plaindra car ça a permis à des gens de se reloger dans de bonnes conditions – et que leur terrain reste en attente. Moi, je suis dans l’incapacité de leur racheter ces terrains au prix du terrain à bâtir. Monsieur Léonard, que j’interroge depuis des mois sur ce sujet, m’a dit qu’il n’y a rien à faire, que l’Etat ne veut pas mettre le doigt dans cet engrenage.


 C’est un dossier très politique ?

Suzanne Tallard : Dans ce genre de situation, tout est toujours politique. Mais là, à cause des élections prochaines ça prend une tout autre tournure et ça devient politicien. Et je fais une très grande différence entre le politique et le politicien.


Votre situation est, en conséquence, inextricable ?

Suzanne Tallard : J’ai mis l’avocat de la commune en contact avec ces propriétaires de terrains pour voir s’ils ont envie de réagir collectivement ou individuellement. Il y en a qui vont très très mal ! J’ai aussi interrogé la préfère à ce sujet. Elle dit qu’en suivant le dispositif Barnier, il n’y a aucun espoir, mais qu’il pourrait y avoir une autre porte à ouvrir et qu’elle allait s’y employer.

 

C’est le deuxième anniversaire de Xynthia. Allez-vous marquer le coup ? Si oui, comment ?

Suzanne Tallard : Le jour anniversaire de la tempête, je vais déposer en préfecture une lettre demandant à l’Etat de nous indemniser de toutes les sommes que nous avons perdues suite à la décision de la zone noire.

 

 * PAPI : Programmes d'Actions de Prévention des Inondations


Tag maison Aytré


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